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Dark.Ginger
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Voici le genre de monstre dont j’ai envie ;)

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Le furet

Classification:

Classe : Mammifères
Ordre : Carnivore
Famille : Mustélidés
Genre : Mustela
Espèce :  Putorius
Nom commun :  Furet

Taille : 44 à 56 cm (queue comprise)
Poids : Mâle : 1 – 1,5kg Femelle : 600 à 900 g

Formule dentaire (par demi machoire) :

Mâchoire supérieure    3  1    4      1
  . I  C    PM  M
Mâchoire inférieure      3  1    3      2

Couleur : Blanc, putoisé, sable, canelle, chocolat, argenté
Espérance de vie : entre 6 et 10 ans

Les furets sont des animaux très attachants. Je peux vous dire que depuis que j’en ai ils se placent juste après le chien et juste avant le rat. Car ne le nions pas, nous avons tous des préférences.
Le furet à plein de qualités il est joueur, amusant, câlin (des fois :o )), intelligent, propre, aventurier, clown et ils ont chacun leur caractère à eux.

Mais ils ont aussi des défauts : ils ont une facilité déconcertante à trouver LA bêtise à ne pas faire et déploieront toute leur ingéniosité à la réaliser. Ils ont besoin de beaucoup d’attention, de pouvoir gambader en liberté au minimum 4 heures par jour dans votre appart, certains trouvent qu’ils sentent mauvais mais ça c’est à chacun de voir si leur odeur musqué vous dérange ou pas.

Bref si vous êtes du genre à bosser 12h par jour, maniaque de l’ordre et du rangement, que vous ne supportez pas les odeurs un peu forte, abandonnez l’idée d’avoir un furet.

Info très importante :
Si vous ne faites pas reproduire votre furette il est INDISPENSABLE de la faire stériliser. La stérilisation sauve la vie de la femelle, puisqu’une fois qu’elle entre en chaleur elle devra être fécondée ou elle mourra certainement d’une aplasie médullaire. Donc que ceux qui viennent me dire que cela n’entre pas dans leur « éthique » de faire stériliser un animal, évitent de prendre une furette !!

Une FAQ sur le furet

Qu’est ce que le furet ?

Le furet (mustela putorius furo) est un petit animal de la famille des mustélidés, c’est à dire qu’il est proche de la fouine, l’hermine, la martre, la belette, le putois et le vison. Hormis le vison, qui occupe une place à part, c’est le seul mustélidé domestique.
C’est un carnivore à fourrure sensiblement de la taille du putois sauvage auquel certains furets ressemblent assez. Il est de la même famille que le furet à pattes noires américain mais l’espèce est très différente.

Quelle est l’origine du furet, quand a t-il été domestiqué ?

Plusieurs théories ont été émises concernant l’origine du furet. La première s’appuie sur les écrits de Pline l’ancien et situe l’origine du furet en Afrique du Nord. Il aurait été ramené en Europe par les légions romaines au 1er siècle de notre ère. Une autre théorie, tout à fait aussi valable, place l’origine du furet en Asie. Il aurait été une forme domestique du putois des steppes et se serait répandu en Europe. Enfin, il n’est pas exclu que le furet provienne d’une espèce proche du putois européen ou du furet sibérien mais dont il serait le seul représentant. Ce qui est certain c’est que sa domestication est très ancienne, et son usage en tant qu’animal de compagnie est lui aussi attesté depuis l’antiquité.

Où vit le furet à l’état sauvage ?

Nulle part. Il n’existe pas à l’état sauvage et il ne faut pas confondre avec d’autres animaux que l’on peut apercevoir dans la nature. La fouine peut vaguement ressembler au furet, et elle est relativement répandue dans nos régions. L’hermine ou le putois ressemblent aussi au furet. Si on aperçoit un  » furet  » dans la nature il s’agit probablement de l’un de ces animaux.

Y a t-il des différences entre les couleurs ?

Le furet existe, en gros, en deux couleurs : l’albinos et le putoisé, mais on distingue plusieurs nuances (cannelle, chocolat, panda, argenté, sable, siamois, etc…). La couleur  » normale  » est l’albinos, c’est à dire blanc aux yeux rouges. Le pelage n’est pas vraiment blanc, et certains mâles tirent même carrément sur le jaune, surtout en fin de saison, avant la mue. Il est tout à fait courant de trouver des petits albinos dans une portée de putoisée. Le putoisé a une couleur qui se rapproche de celle du putois. Cela n’indique nullement une quelconque hybridation.

Le choix d’une couleur est purement affaire de goût. Il n’y a aucune différence du point de vue du caractère, de la santé et du comportement. Contrairement à une autre idée reçue, les albinos ne sont pas plus consanguins que les autres, et ils n’ont aucun problème de santé ou de comportement particulier.

Quelle taille atteint le furet adulte ?

Le furet atteint sa taille adulte vers l’âge de quatre à cinq mois mais continue de se former jusqu’à neuf mois environ. Le mâle est généralement beaucoup plus grand et plus gros que la femelle. Il atteint un poids de 900 g à 1,8 kg pour une taille de 35 à 70 cm. La femelle pèse de 400 g à 1 kg pour une taille de 45 à 60 cm. Le petit furet grandit très vite. Il mange comme un ogre jusqu’à 4 mois environ, et il atteint son poids maximum vers l’âge de 10 mois. Ensuite, en principe, il maigrit. Les variations de poids chez le même animal peuvent atteindre 40 %. Il n’est pas rare de voir un animal passer de 1,5 kg à 900 g en quelques mois, et inversement. Cela ne traduit pas forcément un problème de santé.

Où trouver un furet et à quel prix ?

Il est facile de se procurer un furet si on s’y prend bien, et à la bonne époque.

En France, il n’existe pas d’élevages à proprement parler. C’est donc le plus souvent chez des particuliers, souvent des chasseurs ayant une portée occasionnellement, ou dans une animalerie qu’on aura des chances d’en trouver. La période favorable à l’acquisition du furet se situe entre le mois de juillet et de novembre.

Prendre un furet adulte n’est absolument pas déconseillé. Au contraire, s’il à été bien éduqué cela ne posera aucun problème.
Chez un particulier le prix varie de 200 F à 450 F.

En animalerie le furet coûte entre 500 et 1 500 F. Le prix moyen est de l’ordre de 700 F. Un prix plus élevé ne peut se justifier ni par la qualité, ni par le sexe, ni par la couleur, ni par le service. Par contre en animalerie les furets sont souvent des furets Américain, et donc ils sont stérilisés et vaccinés. Le problème étant qu’une furette stérilisée trop jeune à des chances plus grande d’avoir un cancer. Bref je déconseille le furet américain.

Que mange le furet ?

Traditionnellement, chez les chasseurs on le nourrissait de pain et de lait. Un morceau de viande de temps en temps, sans plus. A l’opposé, aux USA, il existe des aliments formulés spécifiquement pour le furet et la diététique est considérée comme un élément majeur de la santé.
Le problème de la nutrition du furet est trop complexe pour être traité en détail ici. Certes, le furet peut survivre à partir de pain trempé dans du lait. La durée de vie, la santé et la qualité globale de l’animal s’en ressentent terriblement. Pour un furet de compagnie, donc un animal auquel on prêtera une grande attention, qui deviendra le copain des enfants pendant dix ans et plus et qui devra avoir un caractère heureux , une belle fourrure luisante et soyeuse, ne pas sentir trop mauvais et ne pas coûter cher en soins vétérinaires ce genre d’alimentation est totalement à proscrire.

Le furet est un strict carnivore. Il ne peut s’accommoder d’un régime végétarien, même riche en protéines.

Les besoins alimentaires du furet adulte sont proches de ceux du chaton en croissance. Il faut veiller à la grande qualité de la nourriture dont la viande, de préférence la volaille, doit être le premier ingrédient, le furet n’assimile pas bien les protéines d’origine végétales qu’on trouve dans les aliments de bas de gamme. Le prix de la nourriture est donc souvent assez élevé mais l’animal mange peu et ne revient vraiment pas cher, même en choisissant pour lui ce qu’on fait de mieux.
Pour les jeunes et surtout les femelles en gestation ou allaitantes il est nécessaire de supplémenter la nourriture. Sur ce point il faut consulter le vétérinaire.

La nutrition est le point où l’expérience des éleveurs chasseurs traditionnels montre le plus ses limites. Il n’y a aucun rapport entre les furets qu’ils peuvent produire et la qualité que peut obtenir un éleveur qui surveille scrupuleusement l’alimentation de ses reproducteurs. Quant à la longévité et aux problèmes de santé, on pourrait croire qu’il ne s’agit pas du même animal.

Le furet à un transit digestif très court. Il mange très souvent. Il faut donc lui laisser en permanence un accès libre à la nourriture et la boisson.

Se domestique t-il facilement ?

Le furet est domestique, et non pas apprivoisé. Comme le terme l’indique, il s’agit d’un animal qui vit à la maison (domus), et non d’une bête sauvage accoutumée à la présence humaine. Il n’a pas d’habitat naturel autre que l’environnement humain. Cette notion est évidemment subjective, puisqu’elle englobe aussi bien la cage au fond du jardin que le canapé du salon.

Combien de temps vit-il ?

La durée de vie est fonction du soin qu’on apporte à son animal. Couramment, dans des conditions d’élevage de type chasse, le furet vit entre 5 et 8 ans. En France, un furet de compagnie correctement nourri et soigné peut vire entre 8 et 12 ans.

Dans quoi le faire vivre ? doit-on le tenir en cage ?

Le furet est un animal strictement d’intérieur. Il est parfaitement adapté à la vie en appartement. Il ne nécessite aucune sortie, au contraire il faut lui interdire un accès libre à l’extérieur.

Si on habite une maison où il est impossible de condamner les accès extérieurs il est préférable de le garder en cage, pour sa propre sauvegarde (le mieux serait de se passer de furet). Celle-ci devra être soigneusement choisie pour qu’il y soit à l’aise et ne puisse pas se sauver. Elle doit être suffisamment grande pour y placer son lit, un bac à litière, la nourriture et lui laisser de l’espace pour jouer. C’est un animal dont on doit s’occuper, il est indispensable de le faire sortir et de le manipuler tous les jours pendant deux heures au minimum. Comme il est assez casanier, il s’habituera très bien à son petit environnement si on arrive à respecter son intimité.

Certains gardent leurs furets dans une cage à l’extérieur. On ne peut plus vraiment parler, dans ces conditions, d’animal de compagnie.

Si on peut le laisser libre d’aller et venir dans l’appartement ce n’est que mieux. On doit alors lui aménager une petite chambre : une petite cage de transport pour chats en plastique fera parfaitement l’affaire, et pourra servir à enfermer le furet quelques instants pendant qu’on fait le ménage ou qu’on aère. Elle permettra aussi de l’emmener en voyage sans le perturber outre mesure du fait qu’il restera dans son environnement habituel. En temps normal le furet ira faire sa sieste sur les coussins du divan et prendra l’exercice nécessaire à sa convenance, vous attendant à la porte pour vous faire la fête quand vous rentrerez le soir.

Commet-il des dégats ?

Il n’est pas très adroit et fait tomber les objets. Il détruit les plantes et gratte les tapis.
Il creuse des tunnels dans les coussins et les divans.
Il va dormir dans les vêtements auxquels il communique son odeur.
La pharmacie doit être inaccessible au furet. Il en va de même avec les produits de maquillage et d’entretien. Un tube de dentifrice ou de fond de teint est un vrai jouet pour le furet et on risque de le retrouver tout percé si l’animal arrive à tomber dessus. De même le dentier en résine ou la plaquette de pilules posée sur la table de nuit ou dans le tiroir de celle-ci.

Ne jamais laisser traîner des papiers importants à portée de l’animal qui jouera beaucoup avec et fera même pipi dessus, comme s’il faisait exprès pour nous embêter.

A noter, le furent ne saute pas très haut. En revanche, il est capable des faire des bonds de plus d’un mètre de longueur. Donc, s’il n’arrive pas à atteindre la table basse du salon il peut y sauter depuis le canapé pour faire tomber la bouteille d’apéritif et les verres.

En conclusion, on ne s’ennuie pas avec un furet. Il est moins destructeur qu’un jeune chien ou un chat mais il est doté d’une imagination débordante et comme il est très entêté il fera tout son possible pour parvenir à commettre une sottise. Ne le prenez surtout pour un imbécile.

Quelles précautions doit-on prendre ?

Plus que l’odeur ou les morsures, les grosses contraintes liées à la possession d’un furet et qui doivent faire renoncer à cet animal si on ne peut pas y faire face, sont les précautions qu’on doit prendre dans son environnement, et l’aménagement de la maison à l’épreuve des furets.

Quand on parle de maison à l’épreuve des furets, il ne s’agit pas tellement des dégâts qu’il peut commettre, qui sont minimes, que des risques qu’il court.

Il s’agit plus souvent de risque d’accidents domestiques du même type que ceux qui peuvent causer des blessures ou même la mort chez les enfants. Le furet est encore plus exposé.

Il faut à tout prix éviter les  » escaliers à furet « , objets superposés qui permettent progressivement à l’animal de grimper au sommet d’un meuble.

Le furet aime aller dormir sous les coussins. Il faut toujours faire attention de ne pas l’écraser.
On doit aussi impérativement fermer les fenêtres, car la chute du furet par une fenêtre entrouverte est l’accident typique. Les appareils électro-ménagers sont tout particulièrement dangereux.
Il faut être extrêmement prudent avec les portes. Le furet se précipite et souvent il s’arrête indécis sur le seuil. Si on la ferme violemment, ou si elle claque sous l’effet d’un courant d’air, on peut tuer le petit animal.
Il faut ranger soigneusement tous les médicaments et produits toxiques, et ne laisser aucun objet en équilibre ou posé sur une table basse. Le furet est très familier, curieux et obstiné mais il est aussi très confiant et pas très réfléchi.
L’erreur commise couramment par les nouveaux propriétaires de furets consiste à penser  » il n’aura pas l’idée de faire ça « ,  » il n’y arrivera pas « ,  » il ne rentrera jamais dans cette pièce « ,  » Je le surveillerai « .
Le furet est capable de déployer des trésors d’imagination pour parvenir à ses fins.
La bonne attitude consiste dès le départ à mettre sous clé tout ce qui doit rester hors de sa portée, à obstruer tous les orifices par où il pourrait s’introduire là où il ne doit pas aller, à garder constamment fermées portes et fenêtres et à s’astreindre à une certaine discipline, comme de toujours regarder où on s’assoit et à vérifier de visu la présence de l’animal hors de la machine à laver, du four ou du réfrigérateur avant d’utiliser l’appareil ou de le fermer. Il faut l’enfermer quand on déplie un lit, quand on déplace un meuble, quand on bricole, quand on aère la pièce, etc…
Si on va ouvrir la porte au facteur, il est bon de prendre le furet dans les bras ou de le boucler dans une pièce.

Avec quoi le faire jouer ?

Le furet est très joueur. Il peut jouer avec n’importe quoi, y compris avec les bibelots précieux et fragiles, ou les papiers importants.
Il mâchouille beaucoup. On doit éviter les jouets trop durs avec lesquels il pourrait se blesser ou s’abîmer les dents et ceux en caoutchouc, en plastique mou ou en polystyrène dont il pourrait avaler les morceaux. Il adore les sacs en plastique de supermarché mais il peut s’étouffer avec.
Il n’aime pas les jouets qui couinent mais il apprécie ceux qui font un bruit de grelot.
On préférera donc les objets en tissu ou en peluche avec un grelot ou un bruit de hochet.
A noter, le furet se lasse assez rapidement de ses anciens jeux et il faut penser à lui renouveler de temps en temps.
En fait, il s’amuse bien avec une vieille chaussette, un vieux collant roulé en boule ou une balle de tennis usagée.
Pour son bonheur parfait, on peut prévoir un tube en PVC ou en carton dans lequel il ira courir et se faufiler.

Le furet est-il propre ?

Le furet apprend facilement à faire ses besoins dans un bac à litière, comme un chat.
Avec un peu de patience il ira dedans systématiquement et si on nettoie correctement son bac il ne faut pas s’attendre à plus qu’un petit accident exceptionnellement. En revanche il n’aime pas la saleté et ira à côté du bac si celui-ci est trop sale. Il faut choisir les bacs de forme carrée avec trois bords assez hauts, car le furet aime aller dans les coins.

Peut-on lutter contre l’odeur du furet ?

NON. Le furet dégage une odeur musquée qui peut déplaire ou incommoder certaines personnes, mais dont il est impossible de venir à bout.
C’est une idée reçue et très courante pourtant totalement fausse de croire qu’elle provient des glandes anales et que les faire enlever résoudra le problème.
La castration ou la stérilisation n’enlève pas non plus cette odeur caractéristique. Il est vrai qu’en période de reproduction le furet mâle sent beaucoup plus fort qu’à l’ordinaire. La stérilisation permet donc de conserver l’odeur à son niveau normal tout au long de l’année, sans plus.
L’odeur musquée est due aux glandes sébacées qui sont très productives. Ce sont également elles qui provoquent le jaunissement du poil chez les furets albinos.
Le seul moyen de lutter temporairement contre une odeur trop forte consiste à laver l’animal. On peut le faire avec un shampooing doux spécialement formulé pour les animaux et qui ne soit pas toxique en cas d’ingestion car le furet se lèche. Un bain une fois pas mois est un maximum sauf si l’animal se salit beaucoup, par exemple en se roulant dans la terre de la plante dont il vient de fracasser le pot ou dans la peinture du tube qu’il vient de percer…
Des bains trop fréquents activent le fonctionnement des glandes sébacées et de ce fait on finit par renforcer l’odeur qu’on cherche à combattre.
Il est totalement illusoire d’essayer de masquer l’odeur en parfumant le furet. De plus le parfum risque d’être toxique.
Les excréments du furet sentent beaucoup moins que ceux du chat ou du lapin.

En conclusion :
Il n’y a strictement rien à faire contre cette odeur et si elle déplait il ne faut pas avoir de furet.

Le furet obéit-il ?

Les armateurs de chiens qui espèrent retrouver les qualités de ce dernier chez le furet risquent une cruelle déception. Le furet n’a pas du tout ce comportement de meute et cette soumission qui caractérisent le chien. Il est très affectueux mais il n’est pas aussi amical. C’est un petit anarchiste qui ne répondra à son nom que s’il en a envie et qui se moque de nous faire plaisir ou pas.
On peut lui apprendre certaines choses mais il ne faut pas espérer une obéissance régulière. S’il n’a pas envie de faire ce qu’on lui demande, il sera impossible de le forcer. En insistant, on risque de le mettre en colère.
En revanche, s’il a envie de faire quelque chose de sa propre initiative il sera difficile de l’empêcher.
Le furet est un animal très décevant si on le place sur le plan du chien ou même du chat au niveau de l’obéissance.

Est-ce qu’il mord autant qu’on le prétend ?

Si le furet est élevé en tant qu’animal de compagnie, qu’il a été adopté jeune et qu’il vit dans une ambiance familiale, en liberté dans la maison et en contact constant avec les humains et notamment les enfants, il ne mord pas.
Le plus souvent le furet a un caractère affable et enjoué. Toutefois, c’est un animal très casanier et très routinier, qui manifeste une certaine réserve vis à vis des inconnus et qui est facilement perturbé par le bruit ou l’agitation inhabituelle.
L’une des raisons pour lesquelles les propriétaires de furet sont si attachés à leur petit compagnon est que celui-ci est doté d’un vrai caractère, et d’une personnalité unique. Il existe donc des furets au fort mauvais caractère. Ces animaux sont très intéressants à éduquer mais on doit les déconseiller au débutant car ils sont très difficiles à maîtriser et peuvent devenir très désagréables, voire dangereux.
Au moment de choisir un animal, on préférera celui qui est curieux et joueur, et qui ne manifeste aucune velléité de mordre.
Les furets mordeurs ne sont pas toujours agressifs d’emblée. Face à un furet inconnu une certaine prudence s’impose. Ne surtout pas l’approcher de son visage.
En France les chasseurs ont souvent l’habitude de casser les dents des furets. C’est une pratique ridicule, inutile, et très traumatisante pour l’animal.
Il est inutile d’espérer obtenir un bon furet de compagnie dans un élevage où auraient lieu de telles pratiques qui démontrent qu’on ne sait pas gérer le caractère de l’animal.
Les furets aux dents cassées connaissent souvent des problèmes de santé en vieillissant, qui engendrent des frais vétérinaires importants.

Le furet s’entend-il bien avec les enfants et comment se situe t-il parmi les animaux de compagnie ?

En raison des risques de morsure de l’enfant ou de blessure de l’animal par une mauvaise manipulation il n’est pas raisonnable d’offrir un furet à un enfant de moins de sept ans. Comme le furet est constamment dans les jambes il pourrait faire tomber un enfant qui commence à marcher.
Ce serait une attitude irresponsable et coupable de mettre un furet en contact avec un nourrisson, même si le furet est très gentil, et même si on estime que le risque est minime.
Le furet est un animal qui suppose qu’on s’occupe de lui. Entretien hygiénique mais aussi présence humaine et rapports affectifs sont indispensables. Il convient donc particulièrement aux adolescents suffisamment responsabilisés pour s’en occuper. Il faut être conscient que c’est un animal qui ne peut remplacer le chien car il ne sort pas, il est moins tolérant et il est bien plus contraignant.
Il ne remplace pas non plus le chat car il est bien moins indépendant. Il a besoin qu’on s’occupe de lui et qu’on lui témoigne de l’affection. Le furet est assez collant. On ne peut pas l’oublier quelques jours et espérer le retrouver content de nous voir, comme si de rien n’était.
Enfin, par rapport aux lapins et autres rongeurs il n’y a pas de comparaison possible. Le furet est un véritable animal familier, qui tient sa place dans la maison malgré sa petite taille. Il ne vit pas en cage et il participe réellement à la vie familiale.

Parmi les animaux domestiques c’est le chien qui lui est le plus comparable quant à la qualité des relations qu’on développe avec lui.

Le furet s’entend-il avec les autres animaux ?

Avec des animaux tels que le chien ou le chat la question ne peut pas recevoir de réponse générale. Cela dépend du caractère du furet et de l’autre animal. On peut avoir des surprises avec un animal qu’on pensait très doux et qui ne supporte pas son nouveau compagnon, bien que généralement ils s’entendent plutôt bien, ou qu’ils soient complètement indifférents l’un à l’autre. Au cours d’un jeu un gros chien peut gravement blesser le furet sans le vouloir.

La cohabitation avec les rongeurs et les lapins est exclue. Ce serait un jeu idiot et cruel de forcer un animal et son prédateur à vivre ensemble. Même s’il n’y a pas d’agression, la seule présence d’un furet peut provoquer une situation de stress chez le rongeur.

Les reptiles sont très dangereux pour le furet que sa curiosité poussera à entrer dans le vivarium. Il ne ferait qu’un petit repas pour un boa.

Avec les oiseux la prudence est de règle. La curiosité insatiable du furet le poussera irrésistiblement vers la cage, qu’il risque de faire tomber.

Un aquarium ouvert est un piège mortel pour le furet. Il fera tout son possible pour rentrer dans l’eau et il se noiera, car il ne pourra pas ressortir en grimpant le long des parois en verre.

Doit-on faire opérer un furet ?

La stérilisation des femelles est indispensable. On peut recommander la castration des mâles, en raison des particularités de l’animal.
Le furet a un cycle de reproduction saisonnier, qui fait que les femelles sont en chaleurs du mois de mars au mois de septembre, environ. Pendant les chaleurs, le taux d’oestrogènes dans le sang s’élève considérablement et cela provoque une sorte d’anémie, par épuisement de mal moelle osseuse, l’aplasie médullaire. Celle-ci est toujours mortelle et près d’une femelle non stérilisée sur deux y est exposée si elle reste en chaleur plus de 2 mois.

La castration des mâles n’est pas aussi indispensable. Elle est conseillée dans la mesure où le furet mâle a aussi une période d’activité sexuelle, légèrement décalée par rapport à la femelle, pendant laquelle il devient très désagréable. Il sent beaucoup plus fort qu’à l’ordinaire, il oublie la propreté qu’on lui a apprise, et il est généralement très nerveux, parfois agressif. Il est aussi très bruyant. Si on a plusieurs furets mâles les bagarres sont fréquentes.
Il vaut mieux pratiquer les opérations lorsque les animaux ont six à huit mois, c’est à dire quand ils ont atteint leur taille adulte.
Sauf indication médicale précise (occlusion, infection), l’ablation des glandes anales est inutile et même déconseillée.

Vaut-il mieux prendre un mâle ou une femelle ?

Il y a toujours plus de femelles que de mâles dans une portée, de ce fait elles sont plus faciles à se procurer.
Pour un amateur qui veut un petit animal joueur et câlin la femelle est d’ailleurs un meilleur choix. Elle est généralement plus vive, plus joueuse et si on a des enfants les morsures éventuelles sont bien moins graves. Sa petite taille et sa discrétion permettent de l’emmener partout, dans un sac à main ou dans une poche, ce que la taille respectable du mâle ne permet guère. Ses jeux sont moins violents, et elle est moins bruyante.
Le mâle est séduisant par son allure un peu pataude et sa taille qui le rapproche plus de l’idée qu’on se fait d’un animal de compagnie. On pense souvent qu’il remplira plus la maison. Le mâle fait plus du double du poids et de la taille de la femelle. Son tempérament est en général plus pondéré. Ses jeux sont plus brutaux, en période d’activité sexuelle il est très bruyant et parfois désagréable. Hormis ces problèmes c’est un compagnon très agréable pour une personne qui n’a qu’un animal car si on lui consacre beaucoup de temps et d’attention il s’attache énormément à la personne avec qui il vit.

Peut-on avoir plusieurs furets ?

Les furets aiment généralement la compagnie de leurs congénères, mais c’est une mauvaise idée de prendre un couple, en raison de l’activité sexuelle saisonnière la situation est difficile à gérer si les deux animaux ne sont pas stérilisés. On peut sans problème avoir deux ou trois furets de même sexe, mais il est bon de savoir qu’on multiplie ainsi les bêtises qu’ils peuvent commettre alors qu’on diminue le temps qu’on pourra accorder à chacun d’eux.
Enfin, certains furets ne supportent pas la compagnie des autres, il faudra donc les isoler.

Quoi qu’on puisse lire par ailleurs, il y a des furets asociaux qui ne tolèrent jamais la présence de congénères, même au bout de plusieurs années. Au contraire, les autres furets, à force d’être agressés deviennent à leur tour agressifs envers les nouveaux venus. La situation devient vite intolérable. On risque même de se faire mordre par un furet simplement parce qu’on est allé voir l’autre ou qu’on l’a touché.

En la matière il vaut mieux ne pas se précipiter.

Les problèmes de santé

Le furet est sensible à de nombreuses maladies plus ou moins graves, qui dépassent largement le cadre de cette brochure. Les plus courantes sont décrites ci-après.

La grippe : Elle est transmise par l’homme. Elle guérit très bien sans traitement particulier en quelques jours. Attention, car le furet est contagieux pour l’être humain.

La maladie de Carré : La vaccination est indispensable car la maladie est toujours mortelle. Le furet y est particulièrement sensible.

L’aplasie médullaire : La femelle reste en chaleur très longtemps. Le taux élevé d’oestrogènes produit durant cette période provoque une maladie très fréquente et toujours fatale. Pour l’éviter, il est indispensable de faire stériliser les femelles.

Les calculs urinaires ou rénaux : Ils sont très fréquents et graves chez cet animal. Ils sont principalement dus à une alimentation inadaptée.

L’obésité : Le furet mâle, spécialement, y est sujet. La graisse s’accumule dans l’abdomen et peut provoquer des problèmes en perturbant le bon fonctionnement des organes. La nourriture et surtout le manque d’exercice sont les causes principales.

Les parasites : Les gales dans les oreilles sont les plus courantes mais aussi les puces et les vers.

Le stress : c’est un trouble du comportement qui semble lié à la production d’hormones. Il survient chez les jeunes adultes au printemps.

La déshydratation et la chaleur : Le furet se déshydrate facilement. Surtout en été, mais aussi en hiver car il a tendance à se réfugier près des radiateurs. Dépourvu de glandes sudoripares, il supporte très mal les grosses chaleurs. En été, il faut prévoir de quoi le rafraîchir. Le coup de chaleur est généralement mortel.

Le furet perd ses poils. La mue peut être impressionnante. Les poils peuvent provoquer des allergies chez les personnes sensibles. Attention, le furet peut être allergique aux poils de furets (!). Un ménage quotidien sérieux s’impose pendant la période de mue.

La couleur du furet putoisé est variable. Il a tendance à éclaircir en hiver et avec l’âge. Il peut changer complètement d’aspect en quelques jours.

Bien qu’il soit de mœurs plutôt diurnes, il manifeste une certaine activité la nuit.

Le furet dort beaucoup et il a parfois le sommeil très profond, à la limite de la léthargie.

En conclusion :  Les propriétaires de furets sont souvent enthousiastes quand ils parlent de leur animal. Si on les écoute, il possède toutes les qualités. Il ne faut pourtant pas penser que c’est un animal qui peut convenir à tout le monde. Il lui arrive de décevoir des personnes mal informées, ou qui ne sont pas parvenues à s’adapter à ses particularités.

L’adoption d’un furet suppose une réflexion préalable, car il ne s’agit pas uniquement d’une peluche vivante, mais d’un animal au caractère TRES marqué, qui tiendra une vraie place dans la maison pendant une dizaine d’années, et dont l’éducation demande de la patience et de l’attention. Si on le traite comme il convient, on développera avec lui des rapports affectifs d’une qualité exceptionnelle.

Source :http://www.acsn.org/htmltonuke.php?filnavn=html/furets/furets.html

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